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La complémentarité du masculin et du féminin

  • 12 mai
  • 3 min de lecture

La société tend à séparer les hommes et les femmes. Loin de moi l'idée de vouloir débattre de la thématique des genres qui soulève de nombreuses questions de nos jours. En effet, selon la vision ayurvédique et yogique à laquelle j'adhère, l'existence est définie par un concept lié à l'union de la conscience - purusha - et de la matière - prakriti.


Cette compréhension ramène à une notion qui va bien au-delà du genre, le principe masculin (la conscience) et le principe féminin (la matière). En effet, il s'agit davantage d'une question d'énergies et de vibrations qui n'ont rien à voir avec l'identité sexuelle. Tout être vivant est ainsi constitué de ces deux principes.

 

Si on ramène à la question de l'être humain, on peut dès lors affirmer que chaque individu est soutenu par ces deux principes masculin et féminin. Leur complémentarité est donc indispensable pour vivre dans un équilibre harmonieux.



Les deux sont indissociables


Dans la compréhension ayurvédique, les deux principes sont interdépendants puisqu'ils ont besoin de s'unir, comme dans une danse cosmique, pour que la vie apparaisse. Ils ne peuvent pas fonctionner l'un sans l'autre.


Purusha - la conscience, le Soi - est distinct du corps et de l'esprit. Il est l'observateur, le principe immuable et éternel. Prakriti - la matière, la constitution - est l'énergie créatrice. Purusha va s'apparenter au principe masculin, alors que Prakriti va représenter le principe féminin.


A l'instar de tous les êtres vivants sur cette planète, les êtres humains sont donc constitués de ces deux principes qui nous permettent, selon les circonstances des périodes de vie, d'activer les énergies nécessaires à garder notre équilibre. Peut-être que notre travail nous obligera à développer une énergie que l'on peut qualifier de plus masculine, alors que le retour à la maison nous permettra d'activer l'autre partie plus féminine. Le contraire étant bien entendu aussi possible.


Une fois de plus, il ne s'agit pas de faire une distinction entre les hommes et les femmes. Au final, nous sommes des êtres vivants avec des caractéristiques différentes, parfois opposées et néanmoins complémentaires. C'est cette force que je souhaite mettre en avant à travers cet article de blog, afin de sortir de ces clichés si enfermants qui catégorisent les hommes et les femmes.


Certes, nous ne vivons pas dans un monde idéal, cela n'existe pas. Nous vivons dans un monde de dualité qui nous pousse à mettre des étiquettes sur à peu près tout ce qui existe. Alors que si nous revenons aux concepts existentiels ancestraux, nous comprenons ces différences qui font sens et qui n'opposent pas.



Si on revenait à cette philosophie de vie équilibrée ?


Comme on l'aura compris, les énergies complémentaires nous invitent à trouver un équilibre. L'observation nécessaire à la manifestation qui permettra à l'énergie créatrice de se mettre en action. Cette danse énergétique qui soutient et fait avancer au rythme juste pour soi.


Nous sommes constitués de différentes vibrations qui nous permettent de vivre, d'aligner nos énergies selon nos besoins. Il n'y a donc pas de "mieux" ou de "moins bien", toutes les énergies sont nécessaires à notre évolution et à faire en sorte que nous nous élevions sur un plan spirituel, si tel est notre souhait.


L'existence est tellement vaste qu'il serait intéressant de ramener notre conscience à la compréhension que le macrocosme universel est le reflet de notre microcosme interne, comme le met en avant l'Ayurveda. Notre perception de la vie s'en trouverait changée et probablement que les décisions prises auraient une plus grande pertinence, car elles ne tiendraient pas seulement compte de notre ego, même si celui-ci est équilibré.



Nous faisons partie d'une réalité plus vaste


Si nous prenons en considération ce principe, notre enveloppe charnelle retient d'un coup moins d'importance à nos yeux, si ce n'est celle d'en prendre soin afin de mieux nous incarner et accomplir la mission pour laquelle nous sommes venus sur cette Terre. La notion alors de genres peut ainsi se déplacer vers celle d'êtres vivants constitués d'énergies et de vibrations.


Les considérations matérielles liées à notre vie terrestre ne sont pas à renier, bien entendu. Néanmoins elles ont moins d'importance au quotidien, car nos actions prennent un tout autre sens.


C'est ainsi que les complémentarités entre les êtres vivants seront perçues comme des évidences qui n'auront plus besoin d'être justifiées ou expliquées. Le bon sens aura repris sa place dans notre société.





Jenny Aude


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